Les couloirs des siècles me regardent courir,
Y cherchant mon visage et le sens de l'histoire.
Ne fait-on qu'avancer, créant ses souvenirs?
Tuons-nous des passés auxquels on ne peut croire?
Y cherchant mon visage et le sens de l'histoire.
Ne fait-on qu'avancer, créant ses souvenirs?
Tuons-nous des passés auxquels on ne peut croire?
Je passe et repasse comme le balancier,
En arpentant ma vie en quête de boussole.
J'ignore qui maudire ou bien qui remercier -
Additionner des pas est tout ce qui console.
En arpentant ma vie en quête de boussole.
J'ignore qui maudire ou bien qui remercier -
Additionner des pas est tout ce qui console.
Tressant les fils du temps, cheveux blonds de maman,
Je fais semblant de ne pas voir ses mèches grises.
J'attends que s'exhalent tous les parfums d'antan
De mes fleurs de papier qui naissaient à ma guise.
Je fais semblant de ne pas voir ses mèches grises.
J'attends que s'exhalent tous les parfums d'antan
De mes fleurs de papier qui naissaient à ma guise.
Quand le cœur n'avait pas encore été trahi,
Quand la dame de cœur sous l'as n'était tombée,
Quand la reine vivait en paix dans son pays,
Damier en noir et blanc juste avant la mêlée.
Quand la dame de cœur sous l'as n'était tombée,
Quand la reine vivait en paix dans son pays,
Damier en noir et blanc juste avant la mêlée.
Mais quoique je fasse, je tombe sur le noir...
Le rouge ou bien le vert - rond dont on ne s'échappe.
La roulette tourne, n'ayant aucun espoir,
D'avoir un coin secret ou bien la moindre trappe.
Le rouge ou bien le vert - rond dont on ne s'échappe.
La roulette tourne, n'ayant aucun espoir,
D'avoir un coin secret ou bien la moindre trappe.
Les aiguilles frappent sur les chiffres sans fin,
Fêlant mon âme qui pour oublier s'obstine -
Être matriochka aux traits fins enfantins
Fêlant mon âme qui pour oublier s'obstine -
Être matriochka aux traits fins enfantins
Plutôt qu'ailleurs, une autre et plus vieille héroïne .
***
Перевод НБСа
Матрешка
В коридорах веков я бегу наугад
И пытаюсь найти смысл истории в целом.
Сочиняем ли жизнь мемуарами в ряд?
Убиваем ли прошлое черным на белом?
На качелях судьбы я по жизни лечу.
Мне бы компас, что путь указал бы - из многих.
И кого проклинать или ставить свечу,
Утешаясь движением ног по дороге.
Нити времени я, будто косы, плету,
Не хочу замечать седины материнской.
Мне бы запахи лет уловить на лету –
От бумажных цветов до забытой ириски.
Лет, где ржавчины нет на червовых сердцах
И где дама тузом наповал не убита.
Где ферзем я стою на доске - у дворца
И еще далеко до пустого корыта.
Но рулетка моя – заколдованный круг,
Выпадает не то и не там, где хотелось.
И надежда дрожит огоньком на ветру,
Собираясь уйти из озябшего тела.
Стрелки бьют циферблат, как боксеры – в лицо,
На душе синяки от стремления выжить,
В сказке дней и ночей с несчастливым концом
Быть матрешкой в цветах, а не ведьмой из книжек.